Lorsque je dis que le chemin sera encore long jusqu’à l’ablation de ce poumon, c’est que des conflits de personnes apparaissent maintenant. Je me retrouve, selon des termes qui me sont rapportés, au milieu de décisions qui n’ont plus rien à voir avec la médecine, mais avec la politique!

La première réaction qui me vient de l’oncologie à Fribourg est en résumé: « Allez vous faire opérer à Genève, vu que leur avis est positif ».  Etant donné que le chirurgien thoracique qui opère à Genève est le même qui opère à Fribourg, je me retrouve dans une situation inconfortable. Inconfortable car il ne faut vexer personne suite à l’avis de Genève, je présume.  Ce qui est sûr, c’est que l’avis du patient n’est dès lors que secondaire !

J’obtiens quand même un rendez-vous avec le chirugien de Genève le 14 février 2012. L’entretien se passe mal. Les propos que l’on me tient sont à la limite du supportable, du genre : « vous ne pensez tout de même pas guérir » ou « ce n’est pas vous qui allez décider… » ou encore « vous faites quoi dans la vie comme profession… » pour vous faire bien sentir qu’on s’adresse à un professeur de médecine. Ce dernier m’ausculte quand même et trouve un ganglion suspect au niveau de l’aine, ainsi que, sur la base du dernier Pet Scan, une activité anormale au niveau du côlon. Il préconise donc avant toute opération de nouveaux examens.

Je passe donc le 23 février 2012 un IRM cérébral, le 24 un IRM hépatique, le 28 une colonoscopie et une ponction de ce ganglion suspect. Le temps me parait très long jusqu’aux résultats qui me sont communiqués le 8 mars lors d’un entretien à Fribourg : RIEN N’A ETE DETECTE !

Tous les feux sont donc au vert pour l’opération. Un dernier examen des fonctions pulmonaires a lieu le 12 mars 2012.

Je suis hospitalisé du 21 au 29 mars 2012.

Le 21, radiographie, scintigraphie, ecg.

Le 22, opération de totalisation.

Après la totalisation...
Après la totalisation…

 

 

 

 

 

 

Après la totalisation...
Après la totalisation…

Le 25 mars, le drain est ôté.  Le 26 mars, c’est au tour de la péridurale.

Je sors de l’hôpital le 29 mars 2012 avec un poumon en moins mais avec une confiance retrouvée !

Les fils sont ôtés le 4 avril 2012. Le temps de la reconstruction a sonné. Au programme, physiothérapie, ostéopathe, massage, bref tout ce qui fait du bien !

Aucune chimiothérapie n’est envisagée, je n’en aurais plus voulu d’ailleurs.

Les fils sont ôtées le 4 avril par mon médecin traitant.

Les mois de mai et de juin marquent le début de la reconstruction tant physique que morale. Séances de physiothérapie et visites chez les médecins alternent régulièrement. Je ne prends enfin plus de médicaments et me sens de mieux en mieux. Les beaux jours m’aident également.

Une de mes soeurs me parle un jour d’un article dans le « FEMINA »  traitant d’une doctoresse spécialisée en radio-oncologie pratiquant le « secret »: «je suis médecin et je pratique le secret»

J’ai donc fait la connaissance de la doctoresse Clare Munday.

Une belle rencontre…